Page d'Accueil
Statuts Membres Adhérer Forum AFPAEC Nous contacter Nos filleules!
Critères (SGAI) Les OAA L'AFA Chine Le CCAA
Bibliographie Adoption Livres pour Enfants Bibliographie Chine Filmographie Evènements Arts Bai Jia Bei Vidéos Comptines
SHEN Hsing-ju BOUHOURS Fanghua
Liens sur la Chine Liens Adoption |
Présentation de son oeuvre par Wong WA
La calligraphie chinoise a plus de 3000 ans d'histoire, elle continue encore et toujours de se pratiquer et d'évoluer. L'écriture chinoise est incomparable dans le monde, elle est une valeur éternelle. Dans l'histoire de l'écriture chinoise, les écritures sur os et écaille, sur récipients de cérémonie, sur les stèles de toutes les époques constituent des exemples de succès du mariage (combinaison) entre la sculpture et la calligraphie, entre le plan et l'espace. Les oeuvres d'art de l'antiquité de Chine, tels que bronzes de Shang, Zhou, Qin, Han et Wei ,écriture sur carapace de tortue ,pierres ou briques tombales en bas relief, bout de tuile, monnaie, stèles, portraits et statue bouddhiques, etc. ont été souvent reproduits sur papier de riz par estampage. Ces reproductions se sont répandues et nous arrivent jusqu'à ce jour. La peinture chinoise est faite sur papier de riz, tandis que les écritures sur os et écaille, la sigillographie, la calligraphie gravé, sont sculptés sur os des animaux, ou récipients de bronze ou pierres et briques. L'un est plan et l'autre est espace. Après de nombreuses expérimentations, j'ai utilisé les différents aspects de ces techniques sur mes toiles : calligraphie, peinture, sculpture, estampage, et sigillographie. Ainsi, du plan à l'espace, de l'antiquite à aujourd'hui, j'ai pu réunir tous ce qui me donnent de l'inspiration. Je peux dire que, jusqu'à aujourd'hui, je n'ai pas encore trouvé une autre forme d'expression plastique plus adaptée que cette combinaison de l'estampage, la sigillographie, la calligraphie, la peinture et la sculpture pour exprimer la beauté profonde, naturelle, sobre et imposante de l'écriture chinoise.
(Cliquez sur les photos pour les agrandir)
Wong WA: l'odyssée au pays des sceaux... par Christophe Comentale
Depuis plusieurs milliers d'années, les dragons ont livré le mystère du tracé de leurs griffes imprimées dans le sol L'homme s'en est emparé. Seul, le hurlement de cet animal s'entend parfois dans la nuit : il se terre et vit dans la terreur d'être, à nouveau spolié. Cette légende ancienne revient aussitôt en mémoire, car, à travers ses œuvres, Wong Wa semble procéder de cette même veine que ses ancêtres lui ont transmise dans la confidentialité la plus grande. Le signe est, bien sûr, le centre de chaque paysage graphique. cette dernière notion, permet de (se) rappeler que, s'il est vrai que la peinture est prisée en Chine, là, le signe calligraphique conserve encore et toujours sa suprématie, la profondeur qui donne vie à tout tracé. Chaque paysage idéogrammique - fruit d'un parcours intérieur - constitue un microcosme en soi : le tracé au pinceau en des tons délavés fait naître des zones d'ombres, pleines et denses. Elles font alors apparaître en contrepoint des vides béants. Ces deux entités s'opposent, se heurtent tout autant qu'elles se complètent nécessairement pour donner à chaque œuvre tout son achèvement et son équilibre le plus touchant. Touchant, mais surtout plein de force, car, de ce tracé, de ces jeux calligraphiques, émane et transparaît la vigueur de l'artiste, sa conception de l'art et aussi de l'univers. Si en France et même dans tout le monde occidental, on peint un tableau, on peut, en Extrême-Orient, également le peindre, certes, mais tout autant l'écrire. Cette terminologie illustre la nature toute, différente des liens qui guident. le signe à l'image ,le texte à sa signification. ... Le sceau apposé en rouge cinabre marque l'achèvement de l'oeuvre. Le sceau évoque tout autant un titre qu'un nom, un pseudonyme. Il est laissé par l'esthète ou le collectionneur admiratifs, qui, après avoir contemplé une oeuvre laissaient ainsi leur empreinte à côté de quelques caractères laudatifs. Wong Wa évolue dans cet univers de signe tracé, gravé,, en relief ou en aplat avec une facilité, un naturel qui disent le contentement, la protection qu'ils exercent sur lui, et aussi la fascination qu'ils lui imposent tout au long de ces recherches souterraines et isolées - elles sous-tendent la création des oeuvres. Cet art est-il 'chinois', est-il 'occidental', 'moderne' ou 'classique' ? Wong Wa a réalisé une synthèse personnelle en conservant au signe toute sa vigueur. Il n'a pas hésité à lui confier le support de la toile, l'épaisseur du relief, même si ces supports sont réalisés dans un contexte Occidental. Plusieurs décennies se sont écoulées, qui avaient permis à certains critiques d'art de voir dans les oeuvres d'artistes modernes des réalisations calligraphiques. Les noms de Pollock, Soulages, Hartung aussi, revenaient incessamment sous leur plume. S'il est vrai que ces créateurs avaient compris le mouvement, l'ampleur que le créateur occidental ou oriental peut insuffler au signe, ils avaient oublié que le tracé, calligraphique procède d'une discipline personnelle, et que le trait apparemment jeté au hasard suppose la maîtrise la plus complète du pinceau qui permet d'en structurer les différentes et successives séquences. La monochromie apparente des oeuvres a cependant joué du chromatisme lorsque cela a semblé nécessaire à Wong Wa : tel 'Triptyque', paysage de 50 sur 1OO centimètres, rappelle, l'ombre d'un instant, les compositions 'abstraites' de Klee, parcimonieusement rehaussées de légères touches de couleurs en lavis : celles-ci sont ici des estompes des sceaux que le passé, a déjà quelque peu altérées. Quelques sentences sur des bandes d'un jaune dont les tons modulent de l'intensité du safran à celle du genêt à peine éclos sont autant de réflexions ouvertes sur la religion et la vie, le monde. Le court voyage effectué au centre des images qui peuplent l'imaginaire de ce créateur a permis de voir combien ces parcours au sein de visions diverses ont cependant une constante : elles conservent et traduisent le souffle qu'un esthète gardait en son coeur. Du coeur à la main, de la main sur le support, les formes sont devenues réalité. Qu'elles expriment un hommage au passé, qu'elles évoquent la fusion de plusieurs arts tels que la gravure, la peinture, l'écriture, elles ont toutes une constante, celle d'avoir convaincu le spectateur de leur puissance et de leur perfection. L'artiste est encore le poète qui donne vie aux apparences. Où alors sont les frontières entre ce qui est plein ou vide, réel ou imaginaire ? Un homme. Un art. Une réflexion.... Par Song Jianming
Professeur de l'Académie des Beaux-Arts de Chine Vice-Président de l'Association Franco-Chinoise d'Échanges Artistiques. Au fur et à mesure que s'enrichissent ses activités artistiques, ses oeuvres atteignent de, plus en plus la maturité, la sincérité, là densité, et son art est de plus en plus compris et reconnu. Il ne s'agit pas d'un hasard pour lui, qui a passé plus de vingt années de passion et de labeur dans le domaine d'art plastique. Pendant les années écoulées, entre les deux grandes civilisations orientale et occidentale, il a inlassablement passé de l'une à l'autre, à la recherche de sa propre identité. C'est vrai qu'il a gardé longtemps le silence. Mais toujours il cherchait, il tâtonnait, dans son atelier, dans cet espace qui lui appartient, il se construisait, il accumulait, se préparait pour montrer un jour le renouveau de son art. Il a étudié en profondeur l'histoire d'art occidental. Il a aussi cherché la source vitale dans sa culture maternelle. En tant qu' un artiste d'origine chinoise, il possède un riche héritage de la culture traditionnelle chinoise, et il porte également en lui le désir intarissable de créer, de même que les artistes de notre génération. Il pense qu'il est nécessaire d'effectuer une profonde réflexion sur l'art contemporain et sur ses propres créations du passé. Il pense qu'il ne faut pas, comme certains, produire des "déchets culturels", sans aucun critère esthétique, simplement sur un coup de tête. Il pense qu'il faut bien connaître notre splendide décennie qui nous mène au nouveau siècle. On dirait qu'il en a pris conscience, il s'agit d'une prise de conscience individuelle, devant une période insaisissable, comme celle vécue par les grands maîtres d'autrefois. Il veut chercher des thèmes nouveaux pour cette période grandiose. Cela fait peut-être parti des habitudes d'un Oriental : il faut préparer des présents (cadeaux) importants pour les grands jours . C'est dans un tel état d'esprit qu'il s'est replongé dans ses travaux. Sur le sol fertile de la culture occidentale, il reporte encore une fois ses pensées à la terre lointaine de sa propre culture, il remonte au long parcours de l'histoire de l'art chinois, et redécouvre les vérités du génie de la civilisation orientale qui a brillé à travers les âges. Plus qu'à tout autre moment, il a besoin de puiser dans cet immense océan une nouvelle vitalité, un nouveau thème. Dans cette source, il a sans doute ressaisi la signification profonde du concept mystérieux "la calligraphie et la peinture participent d'une même origine". A cet instant, il sent qu'il a trouvé la force motrice qui fera jaillir en lui une toute nouvelle conception. Le concept "la calligraphie et la peinture participent d'une même origine", c'est la rencontre entre un thème antique et une inspiration de la nouvelle génération, qui fait naître une nouvelle passion créative. Une fois de plus il , s'est jeté corps et âme dans ses créations, il a consacré un travail énorme à l'étude des pensées anciennes et modernes... Pour ses nouvelles créations, il utilise la plus vielle technique chinoise dite "estampage ", la technique de la peinture à l'encre chinoise, en y mélangeant la sculpture, la sigillographie, les autres techniques traditionnelles, ainsi que la technique occidentale de peinture à l'huile, les toiles et le cadrage, les moyens d'art plastique modernes tels que brûlure par feu, trempage par acide sulfurique collage, ,etc, et même des techniques qui n'ont pas encore de nom: "La règle est qu'il n'y a pas de règles figées", c'est une des règles fondamentales de sa création artistique en Chine, mais aujourd'hui, il semble qu'il applique cette règle sous l'influence des, courants d'idée artistiques modernes. Il reconsidère cette règle traditionnelle au point de vue de l'art moderne. Pour lui, ce qui est le plus important dans la création, c'est la force d'émotion qu'elle exerce. Quant aux moyens ou techniques sculpturales, ils ne sont que des outils pour renforcer cette force d'émotion. Il faut être prudent dans le choix de ces techniques, mais cette prudence doit se faire sans contrainte. Il pense qu'un œuvre doit posséder une signification de haute qualité en même temps qu'il émeut par ses formes. Il sait clairement que, la "nouveauté" ne doit pas signifier une expression nihiliste envers le future, la "retour à la source" ne doit pas dire non plus simple copie ou assemblage de l'héritage historique. L'important, c'est d'effectuer une réflexion d'un nouveau point de vue philosophique. Si nous examinions ses pensées artistiques avec un esprit critique, nous n'aurions pas de mal à trouver que, plutôt que de s'efforcer de créer de nouveaux concepts, il est en train de remonter à la source de la culture traditionnelle orientale à partir du sol occidental géographique. Dans ses œuvres, on voit qu'il y a une grande compréhension, une profonde connaissance de l'ancienne pensée chinoise de "Harmonie universelle (taichi)", du principe confucéen de "juste milieu", de l'esprit "Zen" du bouddhisme chinois, ainsi que de la "Transparence limpide" du taoïsme chinois. De ce fait, son idéal esthétique a une forte imprégnation orientale, basé sur le dualisme entre le YIN et le YANG. entre le plein et le vide, entre le mouvement et le stable, entre le multicolore et le monochrome , entre l'antiquité et le future , entre l'homme et la nature, entre l'Orient et l'Occident, entre le phénomène et le noumène ..... C'est ainsi que sont nées cette série d'œuvres devant nous. S’aqit-il de la peinture? de la calligraphie? de la sculpture? de l'installation? de la poésie?. de la musique? Sont-ils philosophiques ou lyriques? Il ne pense pas aux étiquettes mais préfère plutôt un mélange : "ils le sont tous, et ne le sont pas en même temps ". son atelier, comme une mère au terme de sa grossesse, comme fils, il attend ce chant de triomphe d'une vie nouvelle - le premier or du nouveau né - la naissance des nouvelles œuvres - ce qui nous est montré aujourd'hui. Il est encore à la fleur de sa force. Son art va encore évoluer. Il va connaître d'autres passions créatives. Mais son principe ne changera pas. A notre époque trouble et matérialiste, il n'a qu'une idée en tête : garder sa "terre de pureté", qui ne sera jamais polluée, qui appartiendra toujours à lui et à tous ceux qui sont amoureux de la Beauté. Pour un artiste ayant une profonde culture traditionnelle chinoise, la création artistique est une chose sérieuse. A côté de nombreux artistes modernes en vogue, il paraît avoir beaucoup plus de poids, il connaît sans doute beaucoup plus de souffrance. Il ne veut pas, par des procédés insensées, créer des effets publicitaires et laisser son nom comme un imposteur, Au contraire, il espère que son art pourra guider les gens à pénétrer en douceur dans son profond intérieur. Il souhaite partager avec eux ses nouvelles réflexions et créations. Il espère dire à travers ses œuvres une vérité simple mais qui est aujourd'hui trop souvent oubliée : à n'importe quelle époque, on ne doit pas oublier l'histoire, on ne doit pas oublier la culture traditionnelle, sans pour cela perdre l'esprit novateur. Dans n'importe quel pays, la tâche qui incombe à un artiste sera toujours d'apporter à ce monde plus de Beauté. Ainsi, il a pour devise une vielle légende: Tant que ça reste sublime, profond, vrai, bon, beau, sans relâche, cultivé, naturel ... ce sera éternel! Il va suivre cette voie, et on retiendra le nom de cet homme : WONG WA |